Cette fin de semaine j’allais à Québec et comme à l’habitude je prenais de monde avec Allo-stop. Ce service offre du co-voiturage à un prix modique; 16$ pour aller de Rimouski vers Québec, dont 10$ va au chauffeur. J’ai décidé de m’inscrire cet hiver question de m’aider à payer le gaz, mais surtout pour la cause. Je trouve ridicule d’aller aussi souvent à Québec et d’être seule à bord de ma Magical Mystery Tour!
Pour le retour à Rimouski, je prenais deux types du nom de Guillaume et Mathieu. Deux jeunes fraîchement sortie de l’adolescence. Premièrement, Mathieu me demande avant de partir si je suis pressée, parce qu’il voudrait fumer une cigarette. Je lui laisse ce temps, ayant déjà été fumeuse je comprends que faire trois heures de route dans la précieuse nicotine ça peut être pénible. Embarque dans la voiture et départ vers le bas-du-fleuve, nous échangeons les informations habituelles; viens-tu de Rimouski ou Québec, tu fais quoi dans la vie, etc. Mathieu à l’arrière décide de dormir et Guillaume à mes côtés semblait quelque peu hyperactif et n’arrêtait pas de gémir comme un veau. En plus il parlait avec une patate chaude dans la bouche et semblait sourd comme un pot, car il me faisait toujours répéter deux fois.
Vers la fin du voyage, 1 heure ½ avant, Mathieu se réveille et me demande de voir ce que j’ai dans mon Mp3. Il se met donc à gosser dessus et n’arrête pas de changer la musique. Il fini enfin par choisir le disque de Franz Ferdinant. C’est à ce moment que mon grand talent à côté décide de changer l’angle du rétroviseur de droite.
- S’suse j’aimerai ça que tu le remettes comme il était stp!
- En parce que tu vois rien?
- C’est ça!
Ben bravo mon champion! Je commençais vraiment à avoir hâte d’arriver et une légère envie de les laisser sur le bord de la 132!
Arrivée à Rimouski, le comble et la crainte de tous chauffeurs allostopiens est arrivée. Mon ami Mathieu n’avait pas d’argent pour payer sa course!
- Si je te donne juste 5$ est-ce que ça te va?
- Mettons que j’aimerai mieux 10$
Il demande à son super ami de lui prêter de l’argent, mais ce dernier n’avait plus rien après m’avoir payé. Je lui demande donc d’aller au guichet, mais il n’a pas son portefeuilles.
Aïe fuck you, tu viens de passer une fin de semaine à Québec sans portefeuille, ben oui! Alors je demande à son ami d’y aller, mais il ne veut pas parce qu’il a déjà payé pour lui toute la fin de semaine. Le non payeur m’a dit que si je sortais au Sens Unique le soir, il me donnerait de l’argent. Je fini par pogner les nerfs et leur dit de laisser faire et de sortir de mon char! Quand j’ai ouvert le coffre pour que l’ami légume prenne son sac, le délinquant m’a dit qu’il s’excusait… ben je me suis permise de lui répondre :
- Ben la prochaine fois que tu prends Allo-stop ça serait pas mal plus intelligent que t’aille de l’argent avec toi!
Il m’a dit qu’il pourrait aller porter l’argent chez Allo-stop.
- Oui, effectivement tu pourrais faire ça. De toute manière, si tu me payes pas c’est certain que je les appels et que je te fais une plainte!
J’étais vraiment en beau criss après ces deux gars, que j’avais vraiment trouvé impolie et avec un manque réel de savoir vivre! Ce n’était même pas pour le 5$, je m’en fou c’est pas ça qui va faire ma perte. C’est le principe, quand tu prends un service, tu payes et tu fais pas chier la personne qui a été assez cool pour t’amener le cul de Québec à Rimouski! Si tout le monde était comme eux, le service d’Allo-stop n’existerai plus.
J’ai téléphoné chez Allo-stop le lendemain pour me plaindre et voir s’il avait tenu sa promesse. Je vous laisse deviner la réponse. Finalement, notre ami Mathieu s’est inscrit avec un numéro de Québec, les chances de le retracer sont minces. On m’a dit que tant qu’il ne payerai pas sa course, il ne pourrait pas prendre Allo-Stop. J’espère que c’est vrai! Je laisse le bénéfice du doute… mettons.
Une chose est certaine, la prochaine fois, je me fais payer avant de partir et le premier qui rouspète, il s’en ira à pied! C’est dommage, mais tout le monde va payer à cause de ce petit criss!
mercredi 30 mai 2007
vendredi 25 mai 2007
La tribu d'où je viens
Lui il est grand et gros, un 6 pieds 300 livres. Il est très nerveux, toujours à ce ronger les mains, à shaker de la patte, il fume comme une cheminée. C’est un des gars les plus brillant que je connaisse, mais avec le moins de volonté. Devenu trop vite le pilier d’une famille, il s’est vite mit en reclus et on a fini par le perdre. Son sens de l’humour est exceptionnel et il aurait fait un très bon humoriste. Toujours le bon mot au bon moment, la répartie ne lui est pas inconnue. Il a une voix grave qui porte, quand il est quelque part on l’entend. Il est un bon musicien aussi, il a déjà eu un groupe de musique où il était base man comme un de ses idoles, Roger Waters. C’est grâce à lui aujourd’hui si j’écoute du Genesis, Pink floyd, Rush et même si je connais les Beatles. Plus jeune il adorait le classique, encore aujourd’hui, mais il a découvert le rock n’ roll comme on dit. Il a une très bonne culture, sait tenir une conversation. Il aurait fait un bon politicien, un bon avocat, un bon pleins de choses, mais la volonté n’y ai pas je crois. Il a galéré, on l’a ramassé. Quand il est parti pour Montréal il m’a écrit dans mon livre de finissants un des plus beau mot que j’ai pu avoir dans ma vie. À la fin il m’écrivait que même s’il n’avait pas les jambes assez longues pour courir à mon secours ou les bras assez long pour me prendre dans ses bras, il serait toujours là. Il est alcoolique, c’est temps-ci dépressif. Il est toujours dans la marde, mais je ne sais pas pourquoi il fini toujours par s’en sortir, toujours. Même si je n’aime pas toujours voir ce qu’il est devenu, je l’admire quand même et surtout je l’aime vraiment beaucoup.
Elle est toute petite, mais grande en dedans. Les cheveux noirs comme un poêle et de petits yeux, souvent à cause du pot. Une marginale qui est toujours à part. Pas constante on pourrait dire. Elle sait se faire remarquer. Une artiste qui peint et dessine vraiment très bien, elle a beaucoup de talent. Tourmenté dans sa tête depuis tellement longtemps. Je la connais comme si je l’avais tricoté. On a la même imagination, mais elle en a beaucoup plus que moi. Je la suivais tout le temps petite et elle me laissait ma place. Une fille drôle et intelligente qui a aussi de la culture. Sa capacité à se virer de bord sur un 10 cents, moi je l’admire. On dirait que rien ne lui fait peur et elle est capable de survivre à beaucoup de choses. Elle a le sens du drame, souvent trop, mais c’est ce qui est drôle. Elle grimpe vite dans les rideaux, faut la laisser aller après on peut lui parler pour faire comprendre notre point de vu. Son retour dans notre village natal et l’achat d’une compagnie de fertilisation m’a scié la banane! Je pensais jamais qu’elle le ferait, je ne la voyais pas vraiment là. Je l’avoue, elle réussit et vraiment bien à part de ça! Je lui dois un gilet de loup, j’avais dit que si elle retournait dans notre village, je lui en procurerais un. J’ai toujours pu compter sur elle. Ma mère m’envoyait souvent passer la fin de semaine chez elle quand elle est partie en appartement, pour prendre un break de moi et de ma crise d’ado. C’était tout le temps super, je pouvais fumer (la cigarette) et boire de la bière librement. On avait de longues conversations, que nous avons encore aujourd’hui. Je l’admire et je l’aime vraiment beaucoup.
L’occasion est rare qu’on soit réunit, ces deux personnages et moi ensembles. Je ne me souviens pas la dernière fois. On a de beaux souvenirs des étés à la maison, l’école n’était pas terminée et on écoutait radio-basse-ville le soir. Lui téléphonait l’animateur pour parler de musique, elle et moi on parlait de la vie et on riait. Il a eu beaucoup de cri entre nous, mais on ne cri pas on discute! Les gens ne comprennent pas. On s’envoie chier et deux minutes plus tard c’est comme s’il n’y avait jamais rien eu. Un beau trio, qui se tient depuis vraiment longtemps. En même temps, nous sommes loin et beaucoup pourrait penser que l’on est pas uni tant que ça. On se comprend et on sait que souvent il faut se foutre la paix. Nos trois rires surpuissants qui sont réunis, c’est la plus belle musique pour moi.
On ne choisi peut-être pas sa famille, mais je les prendrais pareil parce qu’ils ne sont pas comme tout le monde et que sans eux la vie serait pas mal plus plate!
Elle est toute petite, mais grande en dedans. Les cheveux noirs comme un poêle et de petits yeux, souvent à cause du pot. Une marginale qui est toujours à part. Pas constante on pourrait dire. Elle sait se faire remarquer. Une artiste qui peint et dessine vraiment très bien, elle a beaucoup de talent. Tourmenté dans sa tête depuis tellement longtemps. Je la connais comme si je l’avais tricoté. On a la même imagination, mais elle en a beaucoup plus que moi. Je la suivais tout le temps petite et elle me laissait ma place. Une fille drôle et intelligente qui a aussi de la culture. Sa capacité à se virer de bord sur un 10 cents, moi je l’admire. On dirait que rien ne lui fait peur et elle est capable de survivre à beaucoup de choses. Elle a le sens du drame, souvent trop, mais c’est ce qui est drôle. Elle grimpe vite dans les rideaux, faut la laisser aller après on peut lui parler pour faire comprendre notre point de vu. Son retour dans notre village natal et l’achat d’une compagnie de fertilisation m’a scié la banane! Je pensais jamais qu’elle le ferait, je ne la voyais pas vraiment là. Je l’avoue, elle réussit et vraiment bien à part de ça! Je lui dois un gilet de loup, j’avais dit que si elle retournait dans notre village, je lui en procurerais un. J’ai toujours pu compter sur elle. Ma mère m’envoyait souvent passer la fin de semaine chez elle quand elle est partie en appartement, pour prendre un break de moi et de ma crise d’ado. C’était tout le temps super, je pouvais fumer (la cigarette) et boire de la bière librement. On avait de longues conversations, que nous avons encore aujourd’hui. Je l’admire et je l’aime vraiment beaucoup.
L’occasion est rare qu’on soit réunit, ces deux personnages et moi ensembles. Je ne me souviens pas la dernière fois. On a de beaux souvenirs des étés à la maison, l’école n’était pas terminée et on écoutait radio-basse-ville le soir. Lui téléphonait l’animateur pour parler de musique, elle et moi on parlait de la vie et on riait. Il a eu beaucoup de cri entre nous, mais on ne cri pas on discute! Les gens ne comprennent pas. On s’envoie chier et deux minutes plus tard c’est comme s’il n’y avait jamais rien eu. Un beau trio, qui se tient depuis vraiment longtemps. En même temps, nous sommes loin et beaucoup pourrait penser que l’on est pas uni tant que ça. On se comprend et on sait que souvent il faut se foutre la paix. Nos trois rires surpuissants qui sont réunis, c’est la plus belle musique pour moi.
On ne choisi peut-être pas sa famille, mais je les prendrais pareil parce qu’ils ne sont pas comme tout le monde et que sans eux la vie serait pas mal plus plate!
mardi 22 mai 2007
S'entourer
Une chose me frappe depuis quelques temps et j’essaie de remédier à la situation.
Dans la vie, on passe notre temps entouré de gens indésirables ou que l’on a pas vraiment envie de voir. On accepte trop souvent des invitations à souper chez du monde qui nous semble non intéressant. On travail parfois avec des désagréables ou juste une personne qui nous emmerde par son impertinence. Bref, on endure beaucoup trop de gens qui sont dans notre univers, parfois on a pas le choix, mais souvent on l’a.
En revanche, on ne donne peut-être pas assez de nouvelles à nos amis qui sont loin ou même près de nous. On ne donne plus de nouvelles à des anciens amis que l’on aimerait bien revoir. Prenant conscience de ce fait, la semaine dernière j’ai envoyé un courriel à une ancienne amie du bacc. J’étais vraiment contente de lui parler et d’avoir de ses nouvelles. Elle vient dans mon coin cet été et on va en profiter pour se voir. Depuis deux ans, j’ai décidé de reprendre contact avec les membres de ma famille paternelle. Mon père est décédé depuis longtemps et nous ne voyons plus vraiment ce côté de la famille. Moi ça me manque et j’ai l’impression que je ne connais pas une partie de mon identité. Je suis bien contente de recevoir des nouvelles d’eux et j’ai fixé un moment pour en voir quelques uns cet été.
Non seulement il faut savoir s’entourer dans la vie, mais il ne faut pas garder d’indésirables, ça prend trop d’énergie pour rien!
Dans la vie, on passe notre temps entouré de gens indésirables ou que l’on a pas vraiment envie de voir. On accepte trop souvent des invitations à souper chez du monde qui nous semble non intéressant. On travail parfois avec des désagréables ou juste une personne qui nous emmerde par son impertinence. Bref, on endure beaucoup trop de gens qui sont dans notre univers, parfois on a pas le choix, mais souvent on l’a.
En revanche, on ne donne peut-être pas assez de nouvelles à nos amis qui sont loin ou même près de nous. On ne donne plus de nouvelles à des anciens amis que l’on aimerait bien revoir. Prenant conscience de ce fait, la semaine dernière j’ai envoyé un courriel à une ancienne amie du bacc. J’étais vraiment contente de lui parler et d’avoir de ses nouvelles. Elle vient dans mon coin cet été et on va en profiter pour se voir. Depuis deux ans, j’ai décidé de reprendre contact avec les membres de ma famille paternelle. Mon père est décédé depuis longtemps et nous ne voyons plus vraiment ce côté de la famille. Moi ça me manque et j’ai l’impression que je ne connais pas une partie de mon identité. Je suis bien contente de recevoir des nouvelles d’eux et j’ai fixé un moment pour en voir quelques uns cet été.
Non seulement il faut savoir s’entourer dans la vie, mais il ne faut pas garder d’indésirables, ça prend trop d’énergie pour rien!
jeudi 17 mai 2007
Manque de crédibilité?
Selon le Coup de pouces je manquerai de crédibilité au travail pour les raisons suivantes :
1- Notre habillement détonne ou ne convient pas à notre environnement (trop sexy, trop original) : Bon pas vraiment, j’aime bien porter le décolleté, mais je me garde quand même une gêne, c’est pas trop et je crois que j’ai un style assez classique. Si je voulais matcher avec mon environnement il faudrait que je sois habillé en gris-beige, NON! Pis mes talons hauts j’y suis trop attaché. C’est mon petit côté guirda!
2- Si votre bureau est orné de photos ou d’affiches rigolotes cela peut-être perçu comme un manque de sérieux : J’ai des photos ou objets rigolos… pas de photos mais objets oui. Mon petit poussin qui porte à merveille le chapeau de fête : Ernest le poussin en fête que je traîne depuis mon ancien travail. Je le prête à mes collègue le jour de leur anniversaire. Ma collègue m’a laissé pour son congé de maternité sa figurine de Bob l’éponge. J’ai aussi un post-it sur mon téléphone : « Appeler patente chouette ». J’avais eu ça dans ma carte de fête. J’oubliais également Mme Peanut : une patente pour tenir les trombones, c’est notre mascotte et on la déguise selon la fête; Noël, pâques, St-Valentin, etc. Mon boss l’aime beaucoup d’ailleurs.
3- … tout comme un bureau en désordre pourrait laisser croire qu’on manque d’organisation : Mon bureau est en désordre, très en désordre. Archiviste mal chaussé! C’est comme ça que je me retrouve, un jour ma collègue de travail a eu l’audace de faire mon ménage… ça n’a pas fonctionné! Moi je trouve que j’ai plus l’air occupé dans ce temps là!?
Franchement je trouve que c’est un peu limité. Il me semble que la crédibilité c’est plus dans notre attitude? Si on s’exprime bien, qu’on fonce et qu’on raisonne de manière intelligente les gens vont nous prendre au sérieux. Si on a un balais dans c…, qu’on a de la difficulté à enligner deux mots, qu’on est pas souriant, notre bureau aura beau être en ordre avec pas une poussière, notre tenue vestimentaire neutre et une photos de Jésus (j’ai déjà vu ça!) sur le mur, je ne crois pas qu’on vous accorde beaucoup de crédibilité. Personnellement, je n’en ai jamais manqué, au contraire. J’ai assez de personnalité pour démontrer mon savoir-faire. Je crois bien que mes collègues trouvent que je suis amusante? Faudrait leur demander! Par contre, je peux dire que j’ai eu des collègues qui étaient très contraire à moi (bureau en ordre et tout le machin dit plus haut) et ils avaient de la difficulté à se faire une place.
Franchement, c’est un peu n’importe quoi! Et vous votre bureau il ressemble à quoi? Avez-vous l’impression d’être crédible?
1- Notre habillement détonne ou ne convient pas à notre environnement (trop sexy, trop original) : Bon pas vraiment, j’aime bien porter le décolleté, mais je me garde quand même une gêne, c’est pas trop et je crois que j’ai un style assez classique. Si je voulais matcher avec mon environnement il faudrait que je sois habillé en gris-beige, NON! Pis mes talons hauts j’y suis trop attaché. C’est mon petit côté guirda!
2- Si votre bureau est orné de photos ou d’affiches rigolotes cela peut-être perçu comme un manque de sérieux : J’ai des photos ou objets rigolos… pas de photos mais objets oui. Mon petit poussin qui porte à merveille le chapeau de fête : Ernest le poussin en fête que je traîne depuis mon ancien travail. Je le prête à mes collègue le jour de leur anniversaire. Ma collègue m’a laissé pour son congé de maternité sa figurine de Bob l’éponge. J’ai aussi un post-it sur mon téléphone : « Appeler patente chouette ». J’avais eu ça dans ma carte de fête. J’oubliais également Mme Peanut : une patente pour tenir les trombones, c’est notre mascotte et on la déguise selon la fête; Noël, pâques, St-Valentin, etc. Mon boss l’aime beaucoup d’ailleurs.
3- … tout comme un bureau en désordre pourrait laisser croire qu’on manque d’organisation : Mon bureau est en désordre, très en désordre. Archiviste mal chaussé! C’est comme ça que je me retrouve, un jour ma collègue de travail a eu l’audace de faire mon ménage… ça n’a pas fonctionné! Moi je trouve que j’ai plus l’air occupé dans ce temps là!?
Franchement je trouve que c’est un peu limité. Il me semble que la crédibilité c’est plus dans notre attitude? Si on s’exprime bien, qu’on fonce et qu’on raisonne de manière intelligente les gens vont nous prendre au sérieux. Si on a un balais dans c…, qu’on a de la difficulté à enligner deux mots, qu’on est pas souriant, notre bureau aura beau être en ordre avec pas une poussière, notre tenue vestimentaire neutre et une photos de Jésus (j’ai déjà vu ça!) sur le mur, je ne crois pas qu’on vous accorde beaucoup de crédibilité. Personnellement, je n’en ai jamais manqué, au contraire. J’ai assez de personnalité pour démontrer mon savoir-faire. Je crois bien que mes collègues trouvent que je suis amusante? Faudrait leur demander! Par contre, je peux dire que j’ai eu des collègues qui étaient très contraire à moi (bureau en ordre et tout le machin dit plus haut) et ils avaient de la difficulté à se faire une place.
Franchement, c’est un peu n’importe quoi! Et vous votre bureau il ressemble à quoi? Avez-vous l’impression d’être crédible?
mardi 15 mai 2007
Le gros Gilles
Un humoriste, un magicien, un gros homme, petit! Il faisait des spectacles sous le nom de Gilles Roby. C’était mon oncle Gilles qui excellait dans les jokes de « grosses négresses » et de « p’tis chinois ».
Il faisait sauter sa grosse bedaine en disant : « r’garde j’ai mangé des cuisses de grenouilles! » On entendait son rire, un rire qu’on a tous dans la famille.
Quand sa sœur est décédée, il a fait mourir de rire la sœur du nouveau veuf, une française. Il n’arrêtait pas de dire pleins de conneries comme lui seul le pouvait.
Des histoires folles il en avait un paquet. Le genre à se coller un robinet dans le front et à se promener dans le métro de Montréal avec son frère et dire : « Oh! J’ai une idée qui va couler ».
Il avait un bouton sur la tête et disait avec un clin-d’œil que c’était le piton pour changer d’idée.
J’ai le souvenir de Gilles en bobettes, camisole et en bas sur le lazy-boy orange de mon père, couché comme une grosse baleine; une belle photo!
Je me souviens aussi des tours de magies avec une cigarette qu’il faisait entrer dans son oreille et sortir par l’autre. D’ailleurs, il m’avait donné une trousse de magie quand j’étais petite.
Il faisait du tatou, artisanal et avait gâché un des bras de mon père. Il avait le nom de ses blondes tatoué sur les bras. Des blondes, il en a eu! Des enfants aussi, on ne les connaît pas tous. Pourtant, ça ne l’a pas empêché de mourir seul dans son appartement quelque part à Montréal. Si jamais il y a une vie ailleurs, les gens de l’autre bord vont rire un bon coup!
Il faisait sauter sa grosse bedaine en disant : « r’garde j’ai mangé des cuisses de grenouilles! » On entendait son rire, un rire qu’on a tous dans la famille.
Quand sa sœur est décédée, il a fait mourir de rire la sœur du nouveau veuf, une française. Il n’arrêtait pas de dire pleins de conneries comme lui seul le pouvait.
Des histoires folles il en avait un paquet. Le genre à se coller un robinet dans le front et à se promener dans le métro de Montréal avec son frère et dire : « Oh! J’ai une idée qui va couler ».
Il avait un bouton sur la tête et disait avec un clin-d’œil que c’était le piton pour changer d’idée.
J’ai le souvenir de Gilles en bobettes, camisole et en bas sur le lazy-boy orange de mon père, couché comme une grosse baleine; une belle photo!
Je me souviens aussi des tours de magies avec une cigarette qu’il faisait entrer dans son oreille et sortir par l’autre. D’ailleurs, il m’avait donné une trousse de magie quand j’étais petite.
Il faisait du tatou, artisanal et avait gâché un des bras de mon père. Il avait le nom de ses blondes tatoué sur les bras. Des blondes, il en a eu! Des enfants aussi, on ne les connaît pas tous. Pourtant, ça ne l’a pas empêché de mourir seul dans son appartement quelque part à Montréal. Si jamais il y a une vie ailleurs, les gens de l’autre bord vont rire un bon coup!
lundi 14 mai 2007
Une simple technicienne
Le phénomène m’est arrivé régulièrement lorsque j’étais à Québec au service au public durant mes études : le monde qui te regarde de haut comme si tu n’étais pas grand-chose.
Voici l’exemple. Mon baccalauréat en histoire était terminé et j’avais enchaîné au certificat en archivistique. Un jeune homme arrive, il est clairement plus jeune que moi (j’avais environ 24-25 ans). Du haut de sa condescendance il me regarde et me demande :
Jeune fandant : J’aimerai avoir des documents sur le Ralliement National.
Moi : Oui, quoi exactement?
Jeune fandant : Tout ce qu’il peut y avoir, je fais une recherche sur le nationalisme québécois.
Moi : C’est qu’il y a 0,95 m de documents textuels, ce qui signifie 7 boîtes, vous pouvez chercher longtemps. Il faudrait un peu préciser votre recherche. Vous avez probablement appris une méthode de recherche durant vos études. Vous étudiez en histoire ou en science politique?
Jeune fendant (un peu moins fendant) : Je commence mon bacc en science politique.
Moi : AH! Moi j’ai un bacc en histoire, c’est intéressant science politique, probablement que vous allez aimer. En attendant voici comment fonctionne notre base de données. Il faudrait un peu préciser ce que vous désirez avoir et on regardera ça ensuite. Si vous avez des questions, je serai juste ici. (Je te casse)
Des situations comme celle là j’en ai souvent vu, aussi quand j’étais simple caissière dans un dépanneur. Parce que parfois les étudiants universitaires croient que la fille qui te répond à la réception est « seulement secrétaire » et ne connaît rien à leur monde d’universitaires. Encore une fois ce matin, j’ai eu droit au regard condescendant d’une jeune chercheuse qui tentait de me faire sentir comme un nunuche. J’aime ben ça dans ce temps là « pluger » mon diplôme, euh mes diplômes (même si je m’en balance).
Bref, je n’aime pas les gens qui se prennent au sérieux, ceux qui regardent les gens de haut. Peu importe ce que tu fait dans la vie, tu connais toujours quelque chose que l’autre ne connaît pas et tu ignores toujours quelque chose que l’autre connaît.
Voici l’exemple. Mon baccalauréat en histoire était terminé et j’avais enchaîné au certificat en archivistique. Un jeune homme arrive, il est clairement plus jeune que moi (j’avais environ 24-25 ans). Du haut de sa condescendance il me regarde et me demande :
Jeune fandant : J’aimerai avoir des documents sur le Ralliement National.
Moi : Oui, quoi exactement?
Jeune fandant : Tout ce qu’il peut y avoir, je fais une recherche sur le nationalisme québécois.
Moi : C’est qu’il y a 0,95 m de documents textuels, ce qui signifie 7 boîtes, vous pouvez chercher longtemps. Il faudrait un peu préciser votre recherche. Vous avez probablement appris une méthode de recherche durant vos études. Vous étudiez en histoire ou en science politique?
Jeune fendant (un peu moins fendant) : Je commence mon bacc en science politique.
Moi : AH! Moi j’ai un bacc en histoire, c’est intéressant science politique, probablement que vous allez aimer. En attendant voici comment fonctionne notre base de données. Il faudrait un peu préciser ce que vous désirez avoir et on regardera ça ensuite. Si vous avez des questions, je serai juste ici. (Je te casse)
Des situations comme celle là j’en ai souvent vu, aussi quand j’étais simple caissière dans un dépanneur. Parce que parfois les étudiants universitaires croient que la fille qui te répond à la réception est « seulement secrétaire » et ne connaît rien à leur monde d’universitaires. Encore une fois ce matin, j’ai eu droit au regard condescendant d’une jeune chercheuse qui tentait de me faire sentir comme un nunuche. J’aime ben ça dans ce temps là « pluger » mon diplôme, euh mes diplômes (même si je m’en balance).
Bref, je n’aime pas les gens qui se prennent au sérieux, ceux qui regardent les gens de haut. Peu importe ce que tu fait dans la vie, tu connais toujours quelque chose que l’autre ne connaît pas et tu ignores toujours quelque chose que l’autre connaît.
jeudi 10 mai 2007
On peut toujours y croire?
Je suis triste, très triste! J’apprenais hier pas une ancienne collègue de travail que l’événement pour lequel j’ai travaillé ne reviendrai plus, on a mit la clé dans la porte!
En fait, je travaillais pour la CADEUL à l’Université Laval, précisément pour la Vitrine étudiante. Un événement qui en était à sa 8e édition en cette année 2007. Un bel événement qui faisait place aux talents étudiants. Moi, comme ceux d’avant y avons donné beaucoup d’énergie et je suis certaine que celle qui m’a remplacé en a mit beaucoup aussi. J’avoue que je ne suis pas partie parce que je n’aimais pas le travail, mais par écœurement et fatigue. C’est un beau projet, qui était encore méconnue par beaucoup d’étudiants et il fallait faire des pieds et des mains pour arriver au bout. J’aimais souvent dire que je devais faire une tour Effel avec deux bâtons de pop-cicle!
La CADEUL voulait avoir un bel événement qui marche, mais ne voulait pas s’y investir financièrement. Ça me fait beaucoup de peine d’écrire des choses pareil, parce que j’y ai cru moi à la belle association étudiante et aux beaux principes. J’en ai vu du monde qui ont travaillé fort, vous ne pouvez imaginer tout le temps que ces jeunes mettent pour leur association, pour les étudiants. Durant les années que j’ai été là, j’ai vu des équipes qui étaient moins bien que d’autres, mais d’autres avaient du cœur et le respect des principes. Malheureusement, la CADEUL est devenue une grosse machine. En fait, ça fait un bout que c’est de même, mais c’est qui la dirige qui fait la différence. (Je ne connais pas le nouvel exécutif, je ne peux me prononcer et encore moins sur le dernier, je n’y étais pas). Je ne sais pas qui et pourquoi, mais on pense plus à faire de l’argent avec le Pub que de donner aux étudiants. Les services moins rentables de la CADEUL sont souvent délaissés, comme la Vitrine étudiante. On ne veut pas investir dans quelque chose qui ne rapporte pas, financièrement. Je le dis parce que j’ai vu qu’on avait mit beaucoup sur le Pub et le nouveau dépanneur, beaucoup pour faire de la bonne publicité. Je serai curieuse de parler avec la chargée de projet de la Vitrine pour savoir ce qu’on a voulu mettre côté publicité? Moi, il a fallu que je coupe le plus possible et j’en ai fait des galipettes pour avoir le meilleur. Un ancien collaborateur m’a dit qu’un événement il faut que tu le renouvèles aux 5 ans si tu veux que ça fonctionne et ça ben l’air que l’énergie n’y ait pas!
Peut-être qu’au fond la CADEUL a fini par se perdre dans tous ses projets? C’est bon, très bon que le Pub appartienne aux étudiants, mais les profits ils vont où? Sur une superbe terrasse hothothot? Est-ce que ça va vraiment aux étudiants? Est-ce que c’est ça une asso étudiante? En 1981 la CADEUL avait été créée pour défendre les étudiants et pas pour faire un service de photocopie qui rapportera de l’argent, c’est le premier président qui avait dit un truc comme ça.
J’ai déjà dit que l’implication c’était beau parce que c’était plus grand que nous! J’ai déjà dit ça moi?
En fait, je travaillais pour la CADEUL à l’Université Laval, précisément pour la Vitrine étudiante. Un événement qui en était à sa 8e édition en cette année 2007. Un bel événement qui faisait place aux talents étudiants. Moi, comme ceux d’avant y avons donné beaucoup d’énergie et je suis certaine que celle qui m’a remplacé en a mit beaucoup aussi. J’avoue que je ne suis pas partie parce que je n’aimais pas le travail, mais par écœurement et fatigue. C’est un beau projet, qui était encore méconnue par beaucoup d’étudiants et il fallait faire des pieds et des mains pour arriver au bout. J’aimais souvent dire que je devais faire une tour Effel avec deux bâtons de pop-cicle!
La CADEUL voulait avoir un bel événement qui marche, mais ne voulait pas s’y investir financièrement. Ça me fait beaucoup de peine d’écrire des choses pareil, parce que j’y ai cru moi à la belle association étudiante et aux beaux principes. J’en ai vu du monde qui ont travaillé fort, vous ne pouvez imaginer tout le temps que ces jeunes mettent pour leur association, pour les étudiants. Durant les années que j’ai été là, j’ai vu des équipes qui étaient moins bien que d’autres, mais d’autres avaient du cœur et le respect des principes. Malheureusement, la CADEUL est devenue une grosse machine. En fait, ça fait un bout que c’est de même, mais c’est qui la dirige qui fait la différence. (Je ne connais pas le nouvel exécutif, je ne peux me prononcer et encore moins sur le dernier, je n’y étais pas). Je ne sais pas qui et pourquoi, mais on pense plus à faire de l’argent avec le Pub que de donner aux étudiants. Les services moins rentables de la CADEUL sont souvent délaissés, comme la Vitrine étudiante. On ne veut pas investir dans quelque chose qui ne rapporte pas, financièrement. Je le dis parce que j’ai vu qu’on avait mit beaucoup sur le Pub et le nouveau dépanneur, beaucoup pour faire de la bonne publicité. Je serai curieuse de parler avec la chargée de projet de la Vitrine pour savoir ce qu’on a voulu mettre côté publicité? Moi, il a fallu que je coupe le plus possible et j’en ai fait des galipettes pour avoir le meilleur. Un ancien collaborateur m’a dit qu’un événement il faut que tu le renouvèles aux 5 ans si tu veux que ça fonctionne et ça ben l’air que l’énergie n’y ait pas!
Peut-être qu’au fond la CADEUL a fini par se perdre dans tous ses projets? C’est bon, très bon que le Pub appartienne aux étudiants, mais les profits ils vont où? Sur une superbe terrasse hothothot? Est-ce que ça va vraiment aux étudiants? Est-ce que c’est ça une asso étudiante? En 1981 la CADEUL avait été créée pour défendre les étudiants et pas pour faire un service de photocopie qui rapportera de l’argent, c’est le premier président qui avait dit un truc comme ça.
J’ai déjà dit que l’implication c’était beau parce que c’était plus grand que nous! J’ai déjà dit ça moi?
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