Un humoriste, un magicien, un gros homme, petit! Il faisait des spectacles sous le nom de Gilles Roby. C’était mon oncle Gilles qui excellait dans les jokes de « grosses négresses » et de « p’tis chinois ».
Il faisait sauter sa grosse bedaine en disant : « r’garde j’ai mangé des cuisses de grenouilles! » On entendait son rire, un rire qu’on a tous dans la famille.
Quand sa sœur est décédée, il a fait mourir de rire la sœur du nouveau veuf, une française. Il n’arrêtait pas de dire pleins de conneries comme lui seul le pouvait.
Des histoires folles il en avait un paquet. Le genre à se coller un robinet dans le front et à se promener dans le métro de Montréal avec son frère et dire : « Oh! J’ai une idée qui va couler ».
Il avait un bouton sur la tête et disait avec un clin-d’œil que c’était le piton pour changer d’idée.
J’ai le souvenir de Gilles en bobettes, camisole et en bas sur le lazy-boy orange de mon père, couché comme une grosse baleine; une belle photo!
Je me souviens aussi des tours de magies avec une cigarette qu’il faisait entrer dans son oreille et sortir par l’autre. D’ailleurs, il m’avait donné une trousse de magie quand j’étais petite.
Il faisait du tatou, artisanal et avait gâché un des bras de mon père. Il avait le nom de ses blondes tatoué sur les bras. Des blondes, il en a eu! Des enfants aussi, on ne les connaît pas tous. Pourtant, ça ne l’a pas empêché de mourir seul dans son appartement quelque part à Montréal. Si jamais il y a une vie ailleurs, les gens de l’autre bord vont rire un bon coup!
mardi 15 mai 2007
lundi 14 mai 2007
Une simple technicienne
Le phénomène m’est arrivé régulièrement lorsque j’étais à Québec au service au public durant mes études : le monde qui te regarde de haut comme si tu n’étais pas grand-chose.
Voici l’exemple. Mon baccalauréat en histoire était terminé et j’avais enchaîné au certificat en archivistique. Un jeune homme arrive, il est clairement plus jeune que moi (j’avais environ 24-25 ans). Du haut de sa condescendance il me regarde et me demande :
Jeune fandant : J’aimerai avoir des documents sur le Ralliement National.
Moi : Oui, quoi exactement?
Jeune fandant : Tout ce qu’il peut y avoir, je fais une recherche sur le nationalisme québécois.
Moi : C’est qu’il y a 0,95 m de documents textuels, ce qui signifie 7 boîtes, vous pouvez chercher longtemps. Il faudrait un peu préciser votre recherche. Vous avez probablement appris une méthode de recherche durant vos études. Vous étudiez en histoire ou en science politique?
Jeune fendant (un peu moins fendant) : Je commence mon bacc en science politique.
Moi : AH! Moi j’ai un bacc en histoire, c’est intéressant science politique, probablement que vous allez aimer. En attendant voici comment fonctionne notre base de données. Il faudrait un peu préciser ce que vous désirez avoir et on regardera ça ensuite. Si vous avez des questions, je serai juste ici. (Je te casse)
Des situations comme celle là j’en ai souvent vu, aussi quand j’étais simple caissière dans un dépanneur. Parce que parfois les étudiants universitaires croient que la fille qui te répond à la réception est « seulement secrétaire » et ne connaît rien à leur monde d’universitaires. Encore une fois ce matin, j’ai eu droit au regard condescendant d’une jeune chercheuse qui tentait de me faire sentir comme un nunuche. J’aime ben ça dans ce temps là « pluger » mon diplôme, euh mes diplômes (même si je m’en balance).
Bref, je n’aime pas les gens qui se prennent au sérieux, ceux qui regardent les gens de haut. Peu importe ce que tu fait dans la vie, tu connais toujours quelque chose que l’autre ne connaît pas et tu ignores toujours quelque chose que l’autre connaît.
Voici l’exemple. Mon baccalauréat en histoire était terminé et j’avais enchaîné au certificat en archivistique. Un jeune homme arrive, il est clairement plus jeune que moi (j’avais environ 24-25 ans). Du haut de sa condescendance il me regarde et me demande :
Jeune fandant : J’aimerai avoir des documents sur le Ralliement National.
Moi : Oui, quoi exactement?
Jeune fandant : Tout ce qu’il peut y avoir, je fais une recherche sur le nationalisme québécois.
Moi : C’est qu’il y a 0,95 m de documents textuels, ce qui signifie 7 boîtes, vous pouvez chercher longtemps. Il faudrait un peu préciser votre recherche. Vous avez probablement appris une méthode de recherche durant vos études. Vous étudiez en histoire ou en science politique?
Jeune fendant (un peu moins fendant) : Je commence mon bacc en science politique.
Moi : AH! Moi j’ai un bacc en histoire, c’est intéressant science politique, probablement que vous allez aimer. En attendant voici comment fonctionne notre base de données. Il faudrait un peu préciser ce que vous désirez avoir et on regardera ça ensuite. Si vous avez des questions, je serai juste ici. (Je te casse)
Des situations comme celle là j’en ai souvent vu, aussi quand j’étais simple caissière dans un dépanneur. Parce que parfois les étudiants universitaires croient que la fille qui te répond à la réception est « seulement secrétaire » et ne connaît rien à leur monde d’universitaires. Encore une fois ce matin, j’ai eu droit au regard condescendant d’une jeune chercheuse qui tentait de me faire sentir comme un nunuche. J’aime ben ça dans ce temps là « pluger » mon diplôme, euh mes diplômes (même si je m’en balance).
Bref, je n’aime pas les gens qui se prennent au sérieux, ceux qui regardent les gens de haut. Peu importe ce que tu fait dans la vie, tu connais toujours quelque chose que l’autre ne connaît pas et tu ignores toujours quelque chose que l’autre connaît.
jeudi 10 mai 2007
On peut toujours y croire?
Je suis triste, très triste! J’apprenais hier pas une ancienne collègue de travail que l’événement pour lequel j’ai travaillé ne reviendrai plus, on a mit la clé dans la porte!
En fait, je travaillais pour la CADEUL à l’Université Laval, précisément pour la Vitrine étudiante. Un événement qui en était à sa 8e édition en cette année 2007. Un bel événement qui faisait place aux talents étudiants. Moi, comme ceux d’avant y avons donné beaucoup d’énergie et je suis certaine que celle qui m’a remplacé en a mit beaucoup aussi. J’avoue que je ne suis pas partie parce que je n’aimais pas le travail, mais par écœurement et fatigue. C’est un beau projet, qui était encore méconnue par beaucoup d’étudiants et il fallait faire des pieds et des mains pour arriver au bout. J’aimais souvent dire que je devais faire une tour Effel avec deux bâtons de pop-cicle!
La CADEUL voulait avoir un bel événement qui marche, mais ne voulait pas s’y investir financièrement. Ça me fait beaucoup de peine d’écrire des choses pareil, parce que j’y ai cru moi à la belle association étudiante et aux beaux principes. J’en ai vu du monde qui ont travaillé fort, vous ne pouvez imaginer tout le temps que ces jeunes mettent pour leur association, pour les étudiants. Durant les années que j’ai été là, j’ai vu des équipes qui étaient moins bien que d’autres, mais d’autres avaient du cœur et le respect des principes. Malheureusement, la CADEUL est devenue une grosse machine. En fait, ça fait un bout que c’est de même, mais c’est qui la dirige qui fait la différence. (Je ne connais pas le nouvel exécutif, je ne peux me prononcer et encore moins sur le dernier, je n’y étais pas). Je ne sais pas qui et pourquoi, mais on pense plus à faire de l’argent avec le Pub que de donner aux étudiants. Les services moins rentables de la CADEUL sont souvent délaissés, comme la Vitrine étudiante. On ne veut pas investir dans quelque chose qui ne rapporte pas, financièrement. Je le dis parce que j’ai vu qu’on avait mit beaucoup sur le Pub et le nouveau dépanneur, beaucoup pour faire de la bonne publicité. Je serai curieuse de parler avec la chargée de projet de la Vitrine pour savoir ce qu’on a voulu mettre côté publicité? Moi, il a fallu que je coupe le plus possible et j’en ai fait des galipettes pour avoir le meilleur. Un ancien collaborateur m’a dit qu’un événement il faut que tu le renouvèles aux 5 ans si tu veux que ça fonctionne et ça ben l’air que l’énergie n’y ait pas!
Peut-être qu’au fond la CADEUL a fini par se perdre dans tous ses projets? C’est bon, très bon que le Pub appartienne aux étudiants, mais les profits ils vont où? Sur une superbe terrasse hothothot? Est-ce que ça va vraiment aux étudiants? Est-ce que c’est ça une asso étudiante? En 1981 la CADEUL avait été créée pour défendre les étudiants et pas pour faire un service de photocopie qui rapportera de l’argent, c’est le premier président qui avait dit un truc comme ça.
J’ai déjà dit que l’implication c’était beau parce que c’était plus grand que nous! J’ai déjà dit ça moi?
En fait, je travaillais pour la CADEUL à l’Université Laval, précisément pour la Vitrine étudiante. Un événement qui en était à sa 8e édition en cette année 2007. Un bel événement qui faisait place aux talents étudiants. Moi, comme ceux d’avant y avons donné beaucoup d’énergie et je suis certaine que celle qui m’a remplacé en a mit beaucoup aussi. J’avoue que je ne suis pas partie parce que je n’aimais pas le travail, mais par écœurement et fatigue. C’est un beau projet, qui était encore méconnue par beaucoup d’étudiants et il fallait faire des pieds et des mains pour arriver au bout. J’aimais souvent dire que je devais faire une tour Effel avec deux bâtons de pop-cicle!
La CADEUL voulait avoir un bel événement qui marche, mais ne voulait pas s’y investir financièrement. Ça me fait beaucoup de peine d’écrire des choses pareil, parce que j’y ai cru moi à la belle association étudiante et aux beaux principes. J’en ai vu du monde qui ont travaillé fort, vous ne pouvez imaginer tout le temps que ces jeunes mettent pour leur association, pour les étudiants. Durant les années que j’ai été là, j’ai vu des équipes qui étaient moins bien que d’autres, mais d’autres avaient du cœur et le respect des principes. Malheureusement, la CADEUL est devenue une grosse machine. En fait, ça fait un bout que c’est de même, mais c’est qui la dirige qui fait la différence. (Je ne connais pas le nouvel exécutif, je ne peux me prononcer et encore moins sur le dernier, je n’y étais pas). Je ne sais pas qui et pourquoi, mais on pense plus à faire de l’argent avec le Pub que de donner aux étudiants. Les services moins rentables de la CADEUL sont souvent délaissés, comme la Vitrine étudiante. On ne veut pas investir dans quelque chose qui ne rapporte pas, financièrement. Je le dis parce que j’ai vu qu’on avait mit beaucoup sur le Pub et le nouveau dépanneur, beaucoup pour faire de la bonne publicité. Je serai curieuse de parler avec la chargée de projet de la Vitrine pour savoir ce qu’on a voulu mettre côté publicité? Moi, il a fallu que je coupe le plus possible et j’en ai fait des galipettes pour avoir le meilleur. Un ancien collaborateur m’a dit qu’un événement il faut que tu le renouvèles aux 5 ans si tu veux que ça fonctionne et ça ben l’air que l’énergie n’y ait pas!
Peut-être qu’au fond la CADEUL a fini par se perdre dans tous ses projets? C’est bon, très bon que le Pub appartienne aux étudiants, mais les profits ils vont où? Sur une superbe terrasse hothothot? Est-ce que ça va vraiment aux étudiants? Est-ce que c’est ça une asso étudiante? En 1981 la CADEUL avait été créée pour défendre les étudiants et pas pour faire un service de photocopie qui rapportera de l’argent, c’est le premier président qui avait dit un truc comme ça.
J’ai déjà dit que l’implication c’était beau parce que c’était plus grand que nous! J’ai déjà dit ça moi?
mercredi 9 mai 2007
Le néant
Le néant est le mot du jour; c’est de ça que la journée a l’air!
Pourtant, première belle journée de beau temps et de chaleur surtout à Rimous! Je suis allée marcher ce midi question de me sortir de mon sous-sol!
Me sens comme une larve derrière mon ordinateur. Depuis ce matin, je suis supposée clancher un truc et je suis incapable.
J’ai l’impression d’être une truite qu’on aurait mit dans un bocal pour poisson rouge.
C’est tellement tranquille que je pourrais faire du yoga en plein milieu de la salle de recherche! Tiens une bonne idée ça! Même le vieux chercheur a une dent qui vient tous les mercredi n’est pas là. J’ai toujours la même réaction quand il ne vient pas : il est peut-être mort!
Je me sens pas à ma place, mais pas du tout. J’étais tellement contente d’avoir ce travail : six mois plus tard je me rends compte que le service au public est seulement service et que le reste du boulot ne me dit rien, mais rien du tout!
On fait quoi quand on a l’impression qu’on s’est trompé?
Pourtant, première belle journée de beau temps et de chaleur surtout à Rimous! Je suis allée marcher ce midi question de me sortir de mon sous-sol!
Me sens comme une larve derrière mon ordinateur. Depuis ce matin, je suis supposée clancher un truc et je suis incapable.
J’ai l’impression d’être une truite qu’on aurait mit dans un bocal pour poisson rouge.
C’est tellement tranquille que je pourrais faire du yoga en plein milieu de la salle de recherche! Tiens une bonne idée ça! Même le vieux chercheur a une dent qui vient tous les mercredi n’est pas là. J’ai toujours la même réaction quand il ne vient pas : il est peut-être mort!
Je me sens pas à ma place, mais pas du tout. J’étais tellement contente d’avoir ce travail : six mois plus tard je me rends compte que le service au public est seulement service et que le reste du boulot ne me dit rien, mais rien du tout!
On fait quoi quand on a l’impression qu’on s’est trompé?
On ne sait jamais
J’ai été très surprise ce matin en lisant le blog d’un ami, ancien collègue de travail. Comme quoi on ne sait jamais qui lit notre blog : un journaliste de rad-can lui a écrit un commentaire sur son analyse de la démission d’André Boiclairs. Si jamais vous avez envie d’un blog avec une bonne analyse de la politique et également du journalise allé voir le site de l’attachepol que vous trouverez en lien dans ma liste.
vendredi 4 mai 2007
Quand je serait grande, je serai ???
Encore une fois sur un autre blog http://unjourapreslautre.blogspot.com j’ai vu ceci : ce que nous imaginions devenir plus tard quand nous étions petits. J’ai trouvé la question bonne et cette dernière a suscité chez moi ce constat : je ne le savais pas vraiment quand j’étais petite, je ne le sais toujours pas aujourd’hui. J’ose donc vous offrir aujourd’hui ma réflexion et surtout mon évolution.
Quand j’étais petite probablement que j’ai un moment donné voulu être une princesse ou quelque chose du genre. Avec ma grande sœur et parfois ma couz, on jouait aux barbies et curieusement, nos demoiselles n’étaient pas riche. Nous aimions avoir des familles dysfonctionnelles sur le B.S. avec des enfants qui se faisaient battent quand ils faisaient pipi au lit. La merveilleuse maison de Barbie de ma sœur était laissée de côté et nous préférions faire une maison avec le secrétaire cheap de mon père et un vieux tiroir de cuisine. Peut-être qu’au fond je voulais être travailleuse sociale? Au moins j’étais une enfant avec beaucoup d’imagination.
Au primaire j’étais une véritable cheftaine qui menait sa gang. Quand quelque chose ne faisait pas mon affaire je crinquais ma gang pour aller chez le directeur revendiquer nos droits. Monsieur Cloutier devait me trouver assez intense! Je me souviens une fois en particulier où nous les filles étions tannées de se faire pincer les fesses, lever nos jupes, etc par les garçons. Trouvant la situation inacceptable, j’ai réunis les demoiselles et je les ai convaincues que puisque les avertissements du professeur ne menaient à rien, il fallait aller chez le directeur et que nous ne sortirions pas de son bureau tant que nous ne serions pas satisfaites. Notre problème a été réglé! J’ai découvert dans ces années que si tu voulais quelque chose, il fallait le demander et il ne fallait pas avoir peur de revendiquer. Sans le savoir, je voulais peut-être devenir une « leader » syndical. J’ai également découvert la radio, animer à la radio avec un petit projet que nous avions eu en 6e année. Avant aussi, j’ai découvert le théâtre quand j’ai joué le rôle d’un lutin du père noël en 4e année. Avant mon entrée au secondaire, je voulais faire partie de tous les comités, faire de la radio étudiante et surtout du théâtre.
Mon enthousiasme débordant et mon côté cheftaine sont allés se cacher dans le fond de la garde-robe lors de mon entrée à l’école des grands. J’étais traumatisée et soudainement j’ai découvert que j’étais une fille gênée. J’étais dans une classe où je ne connaissais personne, l’école était devenue mon cauchemar, chaque soir je pleurais. Ma mère a fini par me faire changer de classe avec l’aide de mon tuteur. J’avais d’ailleurs écrit une longue lettre de remerciement à ce dernier qui était venue me remercier de ce geste avec la larme à l’œil. J’étais maintenant une fille reconnaissante. Les trois premières années de mon secondaire ce sont déroulé dans l’anonymat et l’envie d’aller dans les différents comités que l’on retrouvait. J’avais tellement envie de faire du théâtre, mais j’étais trop envahie par la peur. J’étais maintenant une fille peureuse. En secondaire deux j’ai eu la révélation : j’enseignerai l’histoire. Cette matière me fascinait au plus haut point. On pouvait comprendre l’évolution de l’homme, connaître comment nous étions arrivé à aujourd’hui. C’était une idée fixe! En secondaire quatre, j’étais l’espoir de mon prof d’histoire qui me disait qu’à sa retraite j’allais être prête pour le remplacer. Finalement, il a prit sa retraite deux ans après mon départ du secondaire. Je m’en allais au cégep avec cette seule idée : être enseignante au secondaire en histoire.
Le cégep, période très plate de ma vie. J’ai déchanté sur l’enseignement! Ma nouvelle vie d’adulte responsable avec les responsabilité d’un appartement et 50 cents dans son compte en banque m’a fait comprendre que la vie c’est pas toujours facile! Ma 1ère soirée dans mon appartement était pathétique! J’étais trop orgueilleuse pour repartir dans mon village natal après que l’on ai déménagé mes meubles. Même si ma mère m’a probablement dit : « T’es pas obligé de rester ici tout de suite, tu ne commences pas l’école demain. » Non, je voulais rester. J’aurai dans ma mémoire l’image de moi dans le divan rose de ma coloc, a manger du spaghettis au spaghettis (parce que trop pauvre pour avoir de la sauce ou du beurre) entrain de regarder Beverly hills sur une petite télé en noir et blanc qui grichait. J’étais maintenant une étudiante pauvre. Durant mon cégep j’ai travaillé fort pour avoir de bonnes notes et réussir à terminer en deux ans, ce que j’ai réussit. J’étais maintenant une fille déterminée. J’ai également changé d’idée cent fois sur ce que je voulais faire : enseignante en histoire, travaillé en tourisme, je ne sais plus, être comédienne?, je veux travailler en histoire mais quoi faire?
Après le cégep, j’ai arrêté avant d’entrer à l’Université. En fait, mon idée était d’aller m’installer à Montréal : à l’époque c’était pour moi LA place. Je voulais travailler un an et ensuite m’inscrire dans une école de théâtre. Après la rencontre au conservatoire de Montréal, j’ai changé d’idée et je voulais attendre un peu, voir plus qu’est-ce que c’était. Je suis déménagée avec mon grand frère, un alcoolique qui était supposé avoir arrêté de boire. Quand je me suis rendu compte qu’il n’avait pas d’argent, qu’il compterai sur moi pour tout payer, qu’il avait aussi recommencé à boire, j’ai quitté Montréal. Je m’étais pourtant trouvé du travail et j’étais pleine d’espoir. J’ai téléphoné ma mère en pleurant et en lui demandant d’aller illico me déposer les 16$ qu’il me manquait pour me payer un billet de bus, j’ai écrit une note à mon frère (qui cuvait encore son alcool) et j’ai pris le 1er bus pour Québec. J’étais une fille triste, sans emploi et désillusionnée. J’avais également choisi de sauvé mon moral à la place de mon frère.
J’ai passé six mois sans travailler, tout ce que j’essayais ne fonctionnait pas. J’ai pu corder les 13 cordes de bois chez maman, être la réplique pour ma cousine qui allait passer les auditions pour les écoles de théâtre, réfléchir à ce que je voulais faire dans la vie, aller travailler ensuite dans un dépanneur et surtout aller participer à l’émission Les Mordus à TVA! J’ai décidé d’aller étudier en histoire ou en histoire de l’art ou en communication politique. Je n’ai pas été accepté pour la dernière option et j’ai choisi histoire à l’Université Laval. J’étais maintenant une fille pleine d’espoir!
Je suis rentrée à l’Université en me disant que c’était assez la gêne et de passer à côté de tout dans la vie. Je suis allée à mon initiation avec la peur au ventre mais avec une grande détermination à me faire des amis. Même si ce que j’avais vu la veille à la réunion des nouveaux ne me semblaient pas super : Une fille tellement stressée que j’ai eu peur de l’approchée (maintenant devenue ma meilleure amie), un gars qui était déjà déguisé pour l’initiation même si c’était juste le lendemain et un mongol nommé Fafard qui était en fait un schizophrène dépressif violent qui faisait toujours des drôles de sons. J’avais quand même réussit à me faire une amie qui avait l’air équilibrée (mais dont j’ai découvert plus tard qu’il s’agissait de la pire pétasse enfant gâtée que j’ai connu). Mes années en histoire ont été des plus belles. Je me suis impliquée à fond, j’ai travaillé fort, je me suis fait des amis que je vois toujours aujourd’hui et qui sont mes perles. Malgré les soirées à travailler fort, les heures passé à la bibliothèque et à être tellement découragé que je ne pouvais que me coucher sur mon plancher de salon et pleurer en disant : « Crisse de séminaire j’y arriverai jamais, je vais me faire planter par tout le monde » j’ai adoré cette époque et j’ai réussit. J’ai développé mon côté critique, mon côté contestataire, ma pensée, mes goûts. J’ai pu découvrir l’entraide entre étudiants. Des années de croutes comme j’appel. J’étais toujours aussi pauvre, mais la solidarité de groupe fait que tu peux quand même aller au Pub universitaire trois soirs semaines durant la 1ère année. J’ai définit ce que je voulais faire dans la vie. J’étais maintenant une fille définie.
Les cinq étés de mes études (3 ans ½ de bacc et 1 an de certificat) j’ai travaillé aux Archives nationales du Québec. C’est là que je me suis dit : « L’emploi parfait pour moi la fille qui ne veut pas travailler avec le public, qui aime être seule dans ses affaires. » Bon ok je me connaissais mal, car au fond ce que j’aimais de ce job c’était le service au public. Grâce à cet emploi, j’ai également été capable d’être l’archiviste de la CADEUL (asso étudiante de l’Université Laval). J’ai fait mon chemin à cet endroit jusqu’à devenir la chargée de projet pour un événement fait en collaboration avec la CADEUL. J’ai découvert que j’aurai dû étudier en communication et qu’au fond ce que j’aimais c’est d’organiser des événements, que j’aimais travailler avec le monde, que j’avais besoin de ça. J’étais une fille mêlée.
Après plus de trois ans dans cet organisme qui a su me mettre à bout et dont je suis complètement désillusionnée aujourd’hui, j’ai pris mon été de congé. J’étais sur le chômage, je me suis remise en forme, suivie un régime, écrit un blog et trouvé mon emploi à Rimouski pour les Archives nationales. Grâce à mon blog j’ai rencontré mon amoureux, que je considère être l’homme de ma vie. Je suis une fille amoureuse.
Je ne sais pas si j’aime vraiment mon travail car je m’ennuie souvent. Je ne sais pas si je suis dans le bon domaine. Par contre, je sais que je suis une fille avec des convictions, passionnée, conscientisée, féministe à sa façon, déterminée, pleine d’espoir, reconnaissante, toujours pauvre, amoureuse et heureuse. J’aime ce que je suis devenue et je me dis qu’au fond l’important c’est quoi : avoir un métier ou savoir qui on est et être heureux. Même si pour moi c’est très important d’aimer ce que tu fais dans la vie, c’est beaucoup plus important d’aimer ce que tu es. Merci la vie pour les obstacles et le beau chemin que j’ai eu!
Quand j’étais petite probablement que j’ai un moment donné voulu être une princesse ou quelque chose du genre. Avec ma grande sœur et parfois ma couz, on jouait aux barbies et curieusement, nos demoiselles n’étaient pas riche. Nous aimions avoir des familles dysfonctionnelles sur le B.S. avec des enfants qui se faisaient battent quand ils faisaient pipi au lit. La merveilleuse maison de Barbie de ma sœur était laissée de côté et nous préférions faire une maison avec le secrétaire cheap de mon père et un vieux tiroir de cuisine. Peut-être qu’au fond je voulais être travailleuse sociale? Au moins j’étais une enfant avec beaucoup d’imagination.
Au primaire j’étais une véritable cheftaine qui menait sa gang. Quand quelque chose ne faisait pas mon affaire je crinquais ma gang pour aller chez le directeur revendiquer nos droits. Monsieur Cloutier devait me trouver assez intense! Je me souviens une fois en particulier où nous les filles étions tannées de se faire pincer les fesses, lever nos jupes, etc par les garçons. Trouvant la situation inacceptable, j’ai réunis les demoiselles et je les ai convaincues que puisque les avertissements du professeur ne menaient à rien, il fallait aller chez le directeur et que nous ne sortirions pas de son bureau tant que nous ne serions pas satisfaites. Notre problème a été réglé! J’ai découvert dans ces années que si tu voulais quelque chose, il fallait le demander et il ne fallait pas avoir peur de revendiquer. Sans le savoir, je voulais peut-être devenir une « leader » syndical. J’ai également découvert la radio, animer à la radio avec un petit projet que nous avions eu en 6e année. Avant aussi, j’ai découvert le théâtre quand j’ai joué le rôle d’un lutin du père noël en 4e année. Avant mon entrée au secondaire, je voulais faire partie de tous les comités, faire de la radio étudiante et surtout du théâtre.
Mon enthousiasme débordant et mon côté cheftaine sont allés se cacher dans le fond de la garde-robe lors de mon entrée à l’école des grands. J’étais traumatisée et soudainement j’ai découvert que j’étais une fille gênée. J’étais dans une classe où je ne connaissais personne, l’école était devenue mon cauchemar, chaque soir je pleurais. Ma mère a fini par me faire changer de classe avec l’aide de mon tuteur. J’avais d’ailleurs écrit une longue lettre de remerciement à ce dernier qui était venue me remercier de ce geste avec la larme à l’œil. J’étais maintenant une fille reconnaissante. Les trois premières années de mon secondaire ce sont déroulé dans l’anonymat et l’envie d’aller dans les différents comités que l’on retrouvait. J’avais tellement envie de faire du théâtre, mais j’étais trop envahie par la peur. J’étais maintenant une fille peureuse. En secondaire deux j’ai eu la révélation : j’enseignerai l’histoire. Cette matière me fascinait au plus haut point. On pouvait comprendre l’évolution de l’homme, connaître comment nous étions arrivé à aujourd’hui. C’était une idée fixe! En secondaire quatre, j’étais l’espoir de mon prof d’histoire qui me disait qu’à sa retraite j’allais être prête pour le remplacer. Finalement, il a prit sa retraite deux ans après mon départ du secondaire. Je m’en allais au cégep avec cette seule idée : être enseignante au secondaire en histoire.
Le cégep, période très plate de ma vie. J’ai déchanté sur l’enseignement! Ma nouvelle vie d’adulte responsable avec les responsabilité d’un appartement et 50 cents dans son compte en banque m’a fait comprendre que la vie c’est pas toujours facile! Ma 1ère soirée dans mon appartement était pathétique! J’étais trop orgueilleuse pour repartir dans mon village natal après que l’on ai déménagé mes meubles. Même si ma mère m’a probablement dit : « T’es pas obligé de rester ici tout de suite, tu ne commences pas l’école demain. » Non, je voulais rester. J’aurai dans ma mémoire l’image de moi dans le divan rose de ma coloc, a manger du spaghettis au spaghettis (parce que trop pauvre pour avoir de la sauce ou du beurre) entrain de regarder Beverly hills sur une petite télé en noir et blanc qui grichait. J’étais maintenant une étudiante pauvre. Durant mon cégep j’ai travaillé fort pour avoir de bonnes notes et réussir à terminer en deux ans, ce que j’ai réussit. J’étais maintenant une fille déterminée. J’ai également changé d’idée cent fois sur ce que je voulais faire : enseignante en histoire, travaillé en tourisme, je ne sais plus, être comédienne?, je veux travailler en histoire mais quoi faire?
Après le cégep, j’ai arrêté avant d’entrer à l’Université. En fait, mon idée était d’aller m’installer à Montréal : à l’époque c’était pour moi LA place. Je voulais travailler un an et ensuite m’inscrire dans une école de théâtre. Après la rencontre au conservatoire de Montréal, j’ai changé d’idée et je voulais attendre un peu, voir plus qu’est-ce que c’était. Je suis déménagée avec mon grand frère, un alcoolique qui était supposé avoir arrêté de boire. Quand je me suis rendu compte qu’il n’avait pas d’argent, qu’il compterai sur moi pour tout payer, qu’il avait aussi recommencé à boire, j’ai quitté Montréal. Je m’étais pourtant trouvé du travail et j’étais pleine d’espoir. J’ai téléphoné ma mère en pleurant et en lui demandant d’aller illico me déposer les 16$ qu’il me manquait pour me payer un billet de bus, j’ai écrit une note à mon frère (qui cuvait encore son alcool) et j’ai pris le 1er bus pour Québec. J’étais une fille triste, sans emploi et désillusionnée. J’avais également choisi de sauvé mon moral à la place de mon frère.
J’ai passé six mois sans travailler, tout ce que j’essayais ne fonctionnait pas. J’ai pu corder les 13 cordes de bois chez maman, être la réplique pour ma cousine qui allait passer les auditions pour les écoles de théâtre, réfléchir à ce que je voulais faire dans la vie, aller travailler ensuite dans un dépanneur et surtout aller participer à l’émission Les Mordus à TVA! J’ai décidé d’aller étudier en histoire ou en histoire de l’art ou en communication politique. Je n’ai pas été accepté pour la dernière option et j’ai choisi histoire à l’Université Laval. J’étais maintenant une fille pleine d’espoir!
Je suis rentrée à l’Université en me disant que c’était assez la gêne et de passer à côté de tout dans la vie. Je suis allée à mon initiation avec la peur au ventre mais avec une grande détermination à me faire des amis. Même si ce que j’avais vu la veille à la réunion des nouveaux ne me semblaient pas super : Une fille tellement stressée que j’ai eu peur de l’approchée (maintenant devenue ma meilleure amie), un gars qui était déjà déguisé pour l’initiation même si c’était juste le lendemain et un mongol nommé Fafard qui était en fait un schizophrène dépressif violent qui faisait toujours des drôles de sons. J’avais quand même réussit à me faire une amie qui avait l’air équilibrée (mais dont j’ai découvert plus tard qu’il s’agissait de la pire pétasse enfant gâtée que j’ai connu). Mes années en histoire ont été des plus belles. Je me suis impliquée à fond, j’ai travaillé fort, je me suis fait des amis que je vois toujours aujourd’hui et qui sont mes perles. Malgré les soirées à travailler fort, les heures passé à la bibliothèque et à être tellement découragé que je ne pouvais que me coucher sur mon plancher de salon et pleurer en disant : « Crisse de séminaire j’y arriverai jamais, je vais me faire planter par tout le monde » j’ai adoré cette époque et j’ai réussit. J’ai développé mon côté critique, mon côté contestataire, ma pensée, mes goûts. J’ai pu découvrir l’entraide entre étudiants. Des années de croutes comme j’appel. J’étais toujours aussi pauvre, mais la solidarité de groupe fait que tu peux quand même aller au Pub universitaire trois soirs semaines durant la 1ère année. J’ai définit ce que je voulais faire dans la vie. J’étais maintenant une fille définie.
Les cinq étés de mes études (3 ans ½ de bacc et 1 an de certificat) j’ai travaillé aux Archives nationales du Québec. C’est là que je me suis dit : « L’emploi parfait pour moi la fille qui ne veut pas travailler avec le public, qui aime être seule dans ses affaires. » Bon ok je me connaissais mal, car au fond ce que j’aimais de ce job c’était le service au public. Grâce à cet emploi, j’ai également été capable d’être l’archiviste de la CADEUL (asso étudiante de l’Université Laval). J’ai fait mon chemin à cet endroit jusqu’à devenir la chargée de projet pour un événement fait en collaboration avec la CADEUL. J’ai découvert que j’aurai dû étudier en communication et qu’au fond ce que j’aimais c’est d’organiser des événements, que j’aimais travailler avec le monde, que j’avais besoin de ça. J’étais une fille mêlée.
Après plus de trois ans dans cet organisme qui a su me mettre à bout et dont je suis complètement désillusionnée aujourd’hui, j’ai pris mon été de congé. J’étais sur le chômage, je me suis remise en forme, suivie un régime, écrit un blog et trouvé mon emploi à Rimouski pour les Archives nationales. Grâce à mon blog j’ai rencontré mon amoureux, que je considère être l’homme de ma vie. Je suis une fille amoureuse.
Je ne sais pas si j’aime vraiment mon travail car je m’ennuie souvent. Je ne sais pas si je suis dans le bon domaine. Par contre, je sais que je suis une fille avec des convictions, passionnée, conscientisée, féministe à sa façon, déterminée, pleine d’espoir, reconnaissante, toujours pauvre, amoureuse et heureuse. J’aime ce que je suis devenue et je me dis qu’au fond l’important c’est quoi : avoir un métier ou savoir qui on est et être heureux. Même si pour moi c’est très important d’aimer ce que tu fais dans la vie, c’est beaucoup plus important d’aimer ce que tu es. Merci la vie pour les obstacles et le beau chemin que j’ai eu!
mardi 1 mai 2007
Définition selon Patachou: Le Ski-doo
Qu’est-ce qu’un ski-doo? Pour nous québécois c’est un moyen de transport qu’on utilise l’hiver. C’est également un type de personnalité.
Le Ski-doo d’Amérique est un mâle viril vivant surtout en région (il émigre parfois vers la ville, mais la ville détient son genre de ski-doo propre elle dont on parlera ultérieurement).
Le langage du Ski-doo est plutôt primaire, un dialecte presque incompréhensible qui tient du jargon tel : « En tout cas hangion pis là eulé pris d’mène câlisse anghion pis tabarnak y g’é dit… » de ce genre. Le sacre est assez présent dans le langage de notre spécimen.
Le Ski-doo d’Amérique aime bien se nourrire d’hoille-doigues ou roteux (bref le hot-dog) et s’abreuve de bière (une frette, une grosse ou une crisse de bonne biére). Ce qu’il aime c’est ce qui est gras! Il fume plusieurs cigarettes qu’il laisse sur le bord de sa « Yeule »
Malgré son nom, le Ski-doo ne se promène pas seulement avec ce moyen de transport. S’il se respect, il en détient un mais préfère par dessus tout avoir un véhicule automobile 4 par 4 qui fait du bruit, beaucoup de bruit. Il n’est pas nécessaire d’avoir un engin récent, seulement qu’il fasse du bruit. Il vous dira ceci : « En tout moé tabarnak j’ré un sti beau pick-up ahgnion jacké en criss en tout cas ghnaion, pis l’moteur sti ahfa ben dy bruit. T’as pas j’vus mon ske-dou toé tabarnak onghin y’é beau en esti plus qu’clea du gros criss de Paquet! »
Notre animal adore par dessus tout « gossé » dans son garage. C’est pourquoi il détient souvent plus qu’un véhicule à moteur qui a un certain âge. Il ne réussit jamais à partir le dit véhicule d’un seul coup, il est très important de donner plusieurs coup sur l’accélérateur avant de partir. Si le Ski-doo est un peu plus fière, il ira s’entraîner avec les autres de sa tribus dans un gym. Il pourra alors montrer ses muscles vêtu d’une magnifique camisole lousse de préférence.
Il sera alors pour lui plus facile de s’attirer une femelle pour lui. Femelle qu’il aime « agvec un ti-cul raicing ghandahaha! » blonde, avec le cheveux bien long et de gros seins de préférences.
Vêtu la plupart du temps d’un coton-ouaté, arborant le jeans ou parfois la culotte de jogging, malgré qu’il ne pratique pas ce sport. S’il a bon goût, le ski-doo portera un magnifique gilet de loup ou tout autre animal qui se chasse. Il sera important pour lui d’avoir une casquette comme couvre-chef, avec un motif « raicing » (petit drapeau de course croisé) ou d’une marque de voiture quelconque. Son manteau « fit » également avec son chapeau.
Le Ski-doo d’Amérique est un mâle viril vivant surtout en région (il émigre parfois vers la ville, mais la ville détient son genre de ski-doo propre elle dont on parlera ultérieurement).
Le langage du Ski-doo est plutôt primaire, un dialecte presque incompréhensible qui tient du jargon tel : « En tout cas hangion pis là eulé pris d’mène câlisse anghion pis tabarnak y g’é dit… » de ce genre. Le sacre est assez présent dans le langage de notre spécimen.
Le Ski-doo d’Amérique aime bien se nourrire d’hoille-doigues ou roteux (bref le hot-dog) et s’abreuve de bière (une frette, une grosse ou une crisse de bonne biére). Ce qu’il aime c’est ce qui est gras! Il fume plusieurs cigarettes qu’il laisse sur le bord de sa « Yeule »
Malgré son nom, le Ski-doo ne se promène pas seulement avec ce moyen de transport. S’il se respect, il en détient un mais préfère par dessus tout avoir un véhicule automobile 4 par 4 qui fait du bruit, beaucoup de bruit. Il n’est pas nécessaire d’avoir un engin récent, seulement qu’il fasse du bruit. Il vous dira ceci : « En tout moé tabarnak j’ré un sti beau pick-up ahgnion jacké en criss en tout cas ghnaion, pis l’moteur sti ahfa ben dy bruit. T’as pas j’vus mon ske-dou toé tabarnak onghin y’é beau en esti plus qu’clea du gros criss de Paquet! »
Notre animal adore par dessus tout « gossé » dans son garage. C’est pourquoi il détient souvent plus qu’un véhicule à moteur qui a un certain âge. Il ne réussit jamais à partir le dit véhicule d’un seul coup, il est très important de donner plusieurs coup sur l’accélérateur avant de partir. Si le Ski-doo est un peu plus fière, il ira s’entraîner avec les autres de sa tribus dans un gym. Il pourra alors montrer ses muscles vêtu d’une magnifique camisole lousse de préférence.
Il sera alors pour lui plus facile de s’attirer une femelle pour lui. Femelle qu’il aime « agvec un ti-cul raicing ghandahaha! » blonde, avec le cheveux bien long et de gros seins de préférences.
Vêtu la plupart du temps d’un coton-ouaté, arborant le jeans ou parfois la culotte de jogging, malgré qu’il ne pratique pas ce sport. S’il a bon goût, le ski-doo portera un magnifique gilet de loup ou tout autre animal qui se chasse. Il sera important pour lui d’avoir une casquette comme couvre-chef, avec un motif « raicing » (petit drapeau de course croisé) ou d’une marque de voiture quelconque. Son manteau « fit » également avec son chapeau.
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